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Dimanche 26 février 2017. 8ème dimanche du temps ordinaire. A.

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Dimanche 26 février 2017. 8ème dimanche du temps ordinaire. A.

Textes : Is 49, 14-15 ; Ps 61 ; 1Co 4, 1-5 ; Mt 6, 24-34

Frères et sœurs, pour commencer notre méditation, disons d’abord que la page de l’évangile de ce jour qui nous parle de Dieu et l’argent nous est vraiment familier. C’est un évangile, une bonne nouvelle qui interpelle sans cesse surtout notre relation avec l’argent. Entre Dieu et l’argent, qui est notre Dieu. Entre Dieu et l’argent, nous sommes toujours appelés à faire notre choix. Frères et sœurs, la lecture de cet évangile relève trois questions essentielles : Jésus, est-ce qu’Il condamne l’argent ? L’argent, est-il incompatible avec la foi ? Est-ce qu’Il nous recommande l’insouciance et la paresse ?

« (…) Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent (…) ». Frères et sœurs, quand Jésus nous redit aujourd’hui que nous ne pouvons pas servir à la fois Dieu et l’argent, condamne-t-Il l’argent ? Ou bien nous révèle-t-Il que l’argent est incompatible avec notre foi ? Frères et sœurs, ici Jésus en mettant Dieu et l’argent côte à côte, il semble qu’Il personnifie l’argent. Jésus semble opposer Dieu et l’argent. Jésus présente et fait l’argent comme une autre forme de Dieu et qui se présent comme une idole. Une idole car un autre dieu à côté de Dieu, le vrai Dieu est tout simplement une idole. Jésus semble présenter l’argent comme un adversaire de Dieu, donc Satan. Satan, le Prince de ce monde qui asservit l’homme et essaie de supplanter Dieu en détournant l’homme de Dieu. Jésus, condamne-t-Il l’argent ?

Pour répondre à cette question, allons revoir deux éléments de la vie et les paroles de Jésus qui font allusion à l’argent. A Nazareth, avant son ministère, Jésus a travaillé comme charpentier. Sans doute, Il a fait l’expérience de l’usage de l’argent dans la vie quotidienne. Dans ses enseignements, comme dans la parabole des talents, Jésus incite qu’il fallait placer l’argent à la banque afin de rapporter des intérêts. Bref, Jésus ne condamne pas l’argent en soi, dans son usage normal. Mais, ici dans l’évangile de ce jour, Il nous met en garde l’usage abusif, la recherche effrénée de l’argent.  Il condamne l’asservissement à l’argent, et surtout l’asservissement moderne de l’argent par l’accumulation démesurée des biens matériels. Nous ne pouvons pas nous faire esclave de l’argent car l’argent est vraiment un maître redoutable. Nous ne pouvons pas servir l’argent car l’argent est fait pour nous non pas nous pour l’argent. Nous sommes appelés donc à avoir une domination éthique et spirituelle de l’argent, c’est-à-dire savoir dominer le monde visible, les matières et faire valoir le primat de l’homme sur les matières.

Frères et sœurs, si nous faisons un tour d’horizon de notre monde d’aujourd’hui, nous allons voir que l’amour de l’argent est la forme de l’esclavage moderne de notre temps. L’homme se fait volontairement esclave de l’argent. L’amour de l’argent est également une véritable maladie, un véritable cancer (généralisé) qui tue impitoyablement nos familles, nos groupes, nos sociétés. Fermons un peu nos yeux et essayons de revoir les effets néfastes causés par l’amour de l’argent dans nos relations interpersonnelles : conflit conjugal, conflit parental, conflit familial etc. La destruction de l’argent touche tous les différentes souches sociales. Acceptons-nous que l’argent au lieu de nous servir pour la vie, nous sert la mort : la mort morale, la mort spirituelle, la mort relationnelle ?

« Ne vous faites pas trop de souci (…) » Frères et sœurs, après avoir nous interpellé sur notre relation avec l’argent, Jésus nous invite aussi de ne pas faire trop de souci. Pourquoi ? Parce que le souci et l’amour de l’argent vont ensemble. Si nous essayons de voir d’où vient le souci ? Nous allons trouver que le souci (le tracas) vient de l’amour de la richesse, l’amour de l’argent. Le souci est laforme de servitude que l’argent nous entraine. Comme nous sommes envahis par les soucis de ce monde : avoir ceci, avoir cela ; être comme celui-ci et comme celle-là, alors nous passons la plupart de notre temps à courir pour avoir plus de l’argent, et bien sûr pour accumuler des richesses. Avoir plus de souci, nous passons plus de temps dehors. Nous courons dans tout le sens pour avoir de l’argent, pour ramasser de la richesse. Résultat : nous n’avons plus de temps pour nous-mêmes, pour être avec nos familles (l’époux et l’épouse se voient rarement ; les parents et les enfants se voient seulement pour régler quelque problème de l’argent de la semaine ou de l’école. Le goût de vivre ensemble en famille se perd et le goût de vivre avec l’argent tout seul le remplace : ma femme ou mon mari c’est l’argent ; mon enfant c’est l’argent ; mes amis c’est l’argent ; mon dieu c’est l’argent). Et pareil pour nos amis et connaissances, nous ne les voyons plus. Comme nous courons à grande vitesse pour avoir de l’argent, (pour accumuler des richesses), nous nous fatiguons très vite ; nous sommes nerveux, nerveuses ; nous sommes toujours stressés, tendus en nous exprimant avec des gestes et des paroles décevants et méchants qui tuent nos relations ; nous avons l’hypertension. Résultat : souvent l’AVC. Frères et sœurs, est-ce que nous sommes créés pour souffrir ainsi ? Frères et sœurs, si Jésus nous redit aujourd’hui « Ne vous faites pas trop de souci », comprenons tout simplement qu’Il nous invite de nous relaxer, nous reposer, donner un peu de temps pour nous-mêmes, pour nos familles, pour nos amis.

Le souci est aussi le signe de notre manque de foi en Dieu. « (…) homme de peu de foi » nous reproche Jésus dans l’évangile. Alors pour nous redonner la confiance en Dieu, Jésus se sert des autres créatures comme les oiseaux du ciel, les fleurs du champ pour nous faire comprendre que nous avons plus de faveur devant Dieu. Et Dieu sait nos besoins les plus essentiels pour vivre. Dieu les sait et Il nous les donne à temps. D’ailleurs, dans la première lecture, nous avons entendu la promesse de Dieu pour nous. Il nous dit qu’Il ne nous abandonne jamais. Même si nous l’abandonnons souvent car tout va bien pour nous ; tout nous semble réussit ; tout est à nous : santé, prospérité, Dieu reste. Il est avec nous. Il est pour nous.

Frères et sœurs, avoir trop de souci n’est pas chrétien. C’est une attitude qui contredit notre prière de chaque jour qui dit « donne-nous aujourd’hui notre pas de ce jour ». Si nous sommes sûrs de notre prière, pourquoi avoir de souci ? Pourquoi avoir peur ? Pourquoi avons-nous peur de demain or le demain n’est pas encore là. Alors frères et sœurs, vivons pleinement le présent, le moment présent de notre vie. Car le présent est aujourd’hui et il ne sera plus là demain.

Frères et sœurs, pour terminer je vous invite tout simplement de garder les paroles de Jésus dans l’évangile du jour : nous ne pouvons pas servir à la fois Dieu et l’argent ; n’ayons pas trop de souci, ayons plus de confiance en notre Dieu ; travaillons avec nos propres forces, Dieu comble le reste. Comme un psalmiste dit : « Mets ta confiance au Seigneur et Il agira. » Et tout cela rejoint à ce que Jésus dit dans l’évangile : « Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et fera le reste.»

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