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29 ème Dimanche Temps Ordinaire A

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Frères et sœurs, nous commencerons cette méditation par les deux dernières phrases de Jésus dans l’évangile que nous venons de suivre.

« Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? » Et il va finir en disant : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

N’oublions pas que quelques instants plus tôt, Jésus avait traité ses interlocuteurs d’hypocrites. Et pourquoi lest traite-t-il d’hypocrites ? C’est au sujet de de la monnaie, plus précisément de l’effigie, de l’image. Nous devons savoir que pour les juifs, la question de l’image et de l’effigie était très importante. La Loi de Dieu interdisait de fabriquer des images d’une créature, de peur que ces images ne deviennent des idoles et conduisent à oublier qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Il se trouve donc que la monnaie portait l’image de l’empereur César, et ce cet empereur était considéré par les païens comme un Dieu. Les juifs en général et les pharisiens en particulier étaient donc censés ne pas posséder de la monnaie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle des changeurs se tenaient dans la cour du temple, car l’argent romain était considéré comme idolâtrique et ne pouvait pas entrer dans le temple.

Pour les juifs, il n’est donc pas permis de payer l’impôt à César, puisque pour payer l’impôt, vous devez vous servir de la monnaie qui avait l’image de l’empereur. Normalement, ceux qui contestent l’impôt et qui posent cette question à Jésus ne devaient avoir aucune pièce de monnaie sur eux. Et pourtant, quand Jésus leur demande de lui montrer une pièce de monnaie, eux qui ne devaient pas en posséder, sortent curieusement de leur poche une pièce de monnaie. Qu’est-ce que cette pièce de monnaie faisait dans la poche de ceux-là qui la dénoncent ? Ils cachent donc dans leurs poches, ce qu’ils dénoncent par la bouche. La bouche ne dit pas toujours ce qu’il y a dans la poche. C’est cela être hypocrites, quand la bouche ne dit pas toujours ce qu’il y a dans la poche, ce qu’il y a dans le cœur. Frères et sœurs, notre bouche dit-elle toujours ce qu’il y a dans nos poches, dans nos cœurs ? A travers cette pièce de monnaie, Jésus tenait la pièce à conviction de leur hypocrisie. Ils ont l’image de César dans leur poches, mais critiquent César, ils ne rendent donc pas à César ce qui est à César.

Jésus a donc affaire à ceux qui ne rendent pas à César ce qui est à César, ce sont des pharisiens, mais il a aussi affaire à ceux qui ne rendent pas à Dieu ce qui est à Dieu. Ce sont des partisans d’Hérode. Ils étaient, quant à eux, favorables à l’empereur, à sa monnaie, ils le prenaient pour un Dieu. Au nom de César, ils oubliaient Dieu. Et pourtant, comme nous dit la première lecture, César lui-même est une créature de Dieu et est soumis à Dieu et il est à son service : « Je suis le Seigneur, il n’en a pas d’autre : en dehors de moi, il n’y a pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’Orient à l’Occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. » En clair, César n’est pas Dieu, on n’a donc pas à lui rendre les honneurs qui reviennent à Dieu.

Jésus a donc affaire à deux catégories de personnes. Celle qui au nom de Dieu, méprisent César, et ne rendent donc pas à César ce qui lui revient, et celle qui, au nom de César, méprisent Dieu et ne rendent donc pas à Dieu ce qui lui revient.

Frères et sœurs, cet échange entre Jésus et ses interlocuteurs nous dit simplement que nous sommes tous comme une pièce de monnaie. Nous portons l’image de César, et en même temps, nous portons l’image de Dieu. Il s’agit donc pour nous de savoir rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

Comme cette pièce d’argent, nous avons l’image de notre pays, de nos dirigeants, de nos institutions, de nos valeurs, de notre drapeau, de notre hymne. Frères et sœurs, rendons-nous à César ce qui est à César ? Nous avons une carte d’identité, nous avons des devises dans nos institutions. Les enfants ont la carte d’identité scolaire, ils ont l’uniforme qui est la marque de l’établissement, ils ont une devise. Très souvent, c’est la discipline, le travail, la réussite, le respect. Rendez-vous à César ce qui est à César ? Quand par exemple vous arrivez en retard, quand vous bavardez et troublez en classe, quand vous n’êtes pas sérieux, quand vous manquez l’école, quand vous ne respectez pas les enseignants, est-ce cela l’effigie de notre école, est-ce cela sa devise ? Quelle image de César nous montrons ? Nous avons promis à César de lui rendre ce qui lui renvient : le respect, la loyauté, la fidélité, l’honnêteté, le travail. Frères et sœurs, il est facile pour nous de reconnaître que nous ne rendons pas toujours à César ce qui est à César, nous ne lui rendons pas toujours ce qu’il attend de nous. César, c’est aussi notre pays, c’est notre famille, c’est notre école, c’est notre lieu de travail. Jésus nous dit : « Quand vous êtes quelque part, rendez-ce à cet endroit ce qu’il attend de vous, ce que vous vous êtes engagés à faire, ne soyez pas hypocrites. » Vous avez une carte professionnelle. Malgré cela,vous vous engagez à voler, à corrompre, à exploiter les autres, à torturer vos collaborateurs, est-ce cela qui est écrit dans votre carte professionnelle, dans votre profession de foi ? Est-ce cela que César attend de vous ? Frères et sœurs, quand allons-nous enfin rendre à César ce qui est à César ? Quand allons-nous respecter nos lois, le bien public, le bien commun ?

Frères et sœurs, nous n’appartenons pas qu’à César, nous appartenons aussi et surtout à Dieu. Nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et au jour de notre baptême, nous avons été marqués par la croix du Christ. Mais rendons-nous à Dieu ce qui appartient à Dieu ? Si César se plaint, Dieu se plaint aussi. La vie que nous menons est-elle à l’image, à l’effigie de Dieu ? Frères et sœurs, qu’est-ce qui est à Dieu ? La création, et au sommet de la création, l’homme. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est toujours rendre à l’homme sa dignité, son honneur, le respect, c’est faire que tout ce que nous faisons serve aux êtres humains et que personne ne se servent d’eux. Consacrer le dimanche à Dieu, venir à la messe, c’est lui rendre l’honneur qui lui revient, construire un monde d’amour et de paix, c’est lui rendre ce qui lui revient, prier, mettre en pratique ses commandements, c’est rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est faire que les gens qui cherchent le visage de Dieu le retrouvent dans notre vie, dans notre cœur. Mais quand Dieu regarde nos cœurs, y trouve-t-il quelque chose qui ressemble à son image ? Lui le Dieu de bonté et d’amour, de paix et de joie, de pardon et de patience, que trouve-t-il dans nos poches, dans nos cœurs, dans nos pensées ?

Frères et sœurs, saint Augustin disait : « De même que César cherche son image sur une pièce de monnaie, Dieu cherche son visage en ton âme. Rends à César, dit le Sauveur, ce qui appartient à César. Que réclame de toi César ? Son image. Que réclame de toi le Seigneur ? Son image. Mais l’image de César, c’est une pièce de monnaie, et l’image de Dieu est en toi. »

Frères et sœurs, si nous avons du mal à rendre à César son image, nous avons aussi du mal à rendre à Dieu son image dans nos vies. C’est ce qu’a voulu exprimer ce chanteur français qui s’appelle Daniel GUICHARD à travers sa chanson intitulée : Ce n’est pas à Dieu que j’en veux.

Ce n’est pas à Dieu que j’en veux

Dans mon costume de pauvreté

Le jour de ma communion,

On m’avait mis, pour me cacher,

Au bout de la procession.

Quand le curé nous a parlé

De l’amour du prochain,

Seul dans mon coin,

J’avais envie de pleurer.

Ce n’est pas à Dieu que j’en veux,

Mais à ceux qui m’en ont parlé

Ce n’est pas à Dieu que j’en veux,

Mais à ceux qui l’ont remplacé

Je l’ai cherché dans leurs yeux,

Mais je ne l’ai pas trouvé.

La terre entière fait des prières

Pour un futur incertain.

Le monde a peur, le monde a faim

Chacun s’en lave les mains

Et après ça on parlera d’amour, de charité, d’égalité

Mais qui peut croire à tout ça ?

Ce n’est pas à Dieu que j’en veux

Mais à ceux qui m’en ont parlé,

Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui l’ont oublié.

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